Aller au contenu
Élan
Rejoindre la liste
← Tous les cours

Argent

Consommer malin : pubs, promos et tes droits

Acheter n’a rien de honteux : tout le monde consomme. Mais entre toi et ton argent, il y a des professionnels payés pour te faire dire oui plus vite. Ce cours t’apprend à repérer leurs techniques — faux rabais, urgence artificielle, prix psychologiques, placements d’influenceurs — puis te donne tes armes légales : droit de rétractation de 14 jours, garanties, SignalConso, résiliation des abonnements. Avec un plan d’action pour devenir un acheteur malin en une semaine.

Adapter à ton niveau

~20 min5 chapitresNiveau 4e

À la fin de ce cours, tu sauras

  • repérer les techniques marketing les plus courantes : prix barré, fausse urgence, prix en 9,99
  • reconnaître une publicité déguisée chez un influenceur et ce que la loi lui impose
  • utiliser ton droit de changer d’avis quand tu achètes sur Internet
  • déjouer les abonnements pièges et savoir vers quel outil officiel te tourner

Sources de ce cours

Le jeu du marketing

Mettons-nous d’accord tout de suite : acheter, ce n’est pas mal. Tu achètes des vêtements, un jeu, un snack après les cours — normal, tout le monde consomme. Le problème n’est pas d’acheter. C’est d’acheter sans voir le jeu qui se joue autour de toi.

Entre toi et ton argent, il y a des gens dont c’est le métier : te faire dire « oui » vite, et si possible un peu plus cher. Ce ne sont pas des escrocs, c’est du marketing — c’est légal. Mais c’est un match, et pour l’instant, une seule équipe connaît les règles. Ce chapitre te fait passer de l’autre côté.

La star des vitrines, c’est le prix barré : « 39 € au lieu de 79 € ». Difficile de résister. Mais la vraie question n’est pas « combien j’économise ? », c’est « moins cher que quoi, exactement ? ». En France, quand un vendeur affiche une réduction, le prix barré doit être le prix le plus bas qu’il a réellement pratiqué dans les 30 jours avant la promo — pas n’importe quel ancien prix, et surtout pas un chiffre gonflé pour faire joli. Le réflexe malin tient en trente secondes : compare sur deux autres sites avant de croire au « −50 % ».

Élio t’explique

Le marketing n’est pas ton ennemi, c’est un joueur d’en face. Il ne triche pas toujours — mais il ne joue jamais pour toi. Connaître ses coups préférés, c’est déjà la moitié du match gagnée.

Deuxième technique : l’urgence artificielle. « Offre valable encore 09:59 », « Plus que 2 en stock », « 12 personnes regardent cet article ». Le but est simple : t’empêcher de réfléchir. Un cerveau pressé compare moins et clique plus.

Le truc, c’est que beaucoup de ces compteurs sont faux : recharge la page, et le « 09:59 » repart tranquillement à zéro. En France, afficher une fausse urgence pour te pousser à acheter est interdit. Ta parade tient en une phrase : une offre sérieuse survit à une nuit de sommeil. Si elle disparaît dès que tu réfléchis, c’est qu’elle comptait sur ta panique.

Dernière technique, la plus discrète : le prix en 9,99 €. Pourquoi pas 10 € ? Parce que ton cerveau lit de gauche à droite et peut retenir surtout le premier chiffre : 9,99 peut se ranger dans la case « 9 et des poussières », pas dans la case « 10 ». Un centime d’écart peut donc peser plus qu’il n’y paraît dans une comparaison rapide.

Figure

Plus tu attends, moins tu regrettes

  • Courbe conceptuelle : Risque de regret (indice illustratif, sans unité) en fonction de Temps pris avant de cliquer « payer » (illustratif). Achat sous compte à rebours. Après une nuit de réflexion.

Comment lire : Indice illustratif sans unité — données fictives, pas de vrais chiffres : l’idée, c’est que plus tu prends de temps avant de valider un achat que tu n’avais pas prévu, moins tu risques de le regretter. Les comptes à rebours servent justement à te garder tout à gauche.

Exemple — Noah et les baskets en « vente flash »

Noah, 14 ans, repère une paire de baskets à « 59 € au lieu de 110 € », avec un bandeau rouge : « Vente flash, plus que 1 h ! ». Son doigt est déjà sur « Payer ».

Puis il se souvient d’un réflexe : il copie le nom exact du modèle et le cherche sur deux autres sites. Résultat : la même paire est à 62 € presque partout, et un site l’affiche à ce prix depuis des semaines. Comparer avec d’autres sites lui dit que ce n’est pas une super affaire — ça ne prouve pas que le « 110 € » barré est illégal, ça c’est l’historique de prix de ce vendeur qui le dirait. Mais dans les deux cas, la « vente flash » lui fait gagner 3 €… et le compte à rebours, une fois la page rechargée, est reparti pour « 1 h ».

Noah achète quand même les baskets — elles lui plaisent vraiment et le prix est correct. Mais il les achète tranquillement, sans la petite panique que le bandeau rouge voulait lui vendre en plus. Ça, c’est consommer malin : pas se priver, décider.

L’astuce d’Élio

Devant un prix barré, pose toujours ma question préférée : « moins cher que quoi ? ». Trente secondes sur deux autres sites répondent mieux que n’importe quel bandeau rouge.

Quiz

Un site affiche « −50 % : 39 € au lieu de 79 € ». En France, ce prix barré de 79 € doit être…

À retenir

  • Le marketing ne joue jamais dans ton équipe : son but, c’est de déclencher l’achat.
  • Prix barré : demande-toi « moins cher que quoi ? » et compare avant de croire à la réduction.
  • Urgence (compte à rebours, « plus que 2 en stock ») : elle sert à t’empêcher de réfléchir — les fausses urgences sont interdites.
  • 9,99 € au lieu de 10 € : un centime d’écart, une astuce pour ton cerveau.
  • Une offre sérieuse survit à une nuit de réflexion.

Ton fil est une vitrine

La pub d’avant s’annonçait clairement : un écran « publicité », une affiche, une page de magazine. La pub d’aujourd’hui te parle avec le visage de quelqu’un que tu suis depuis des mois et que tu as l’impression de connaître. C’est toute la force du marketing d’influence : la frontière entre « je te montre ma vie » et « je te vends un truc » devient invisible.

Comprends d’abord comment ça marche, sans juger. Un créateur, c’est un peu un média à lui tout seul : des marques le paient pour parler à son audience — c’est-à-dire à toi. Ça prend surtout trois formes : le post sponsorisé (la marque paie la vidéo ou la story), le placement de produit (le produit apparaît « comme par hasard » dans le décor), et le code promo — « −10 % avec mon code LÉA10 » — qui rapporte une commission au créateur à chaque fois que tu achètes. Rien d’illégal là-dedans : c’est comme ça que beaucoup de créateurs que tu aimes gagnent leur vie.

Élio te met en garde

Un code promo, ce n’est pas un cadeau qu’on te fait : c’est une commission qu’on touche sur toi. Le conseil peut rester sincère — mais ce n’est plus un avis neutre, c’est une vitrine.

Ce qui change tout, c’est la transparence. Depuis 2023, la loi française oblige un influenceur payé (en argent ou en cadeaux) pour montrer un produit à l’afficher clairement : la mention « publicité » ou « collaboration commerciale » doit être visible sur la vidéo ou l’image, pas cachée dans le trente-septième hashtag. Quand cette mention manque alors que ça sent la pub, c’est un signal d’alarme.

Dernier piège à connaître : le produit « miracle ». Une belle marque toute neuve, une histoire vendeuse (« innovation exclusive », « stock limité »), souvent poussée par des influenceurs… et en vrai, c’est un produit banal acheté quelques euros ailleurs, revendu bien plus cher. Le réflexe qui aide à repérer ça : fais une recherche d’image inversée sur la photo du produit. S’il se vend sous dix noms différents à un dixième du prix, c’est un signal à vérifier — regarde aussi qui est le vendeur, avant de conclure à l’arnaque.

Exemple — Jade, le sérum « miracle » et le code promo

Jade, 14 ans, suit une créatrice beauté qu’elle adore. Un soir, story enthousiaste : un sérum « révolutionnaire » qui aurait « changé sa peau en une semaine », avec un code −15 % « juste pour vous, jusqu’à demain ». Jade hésite : 29 €, c’est presque tout son argent du mois.

Elle prend cinq minutes. D’abord, elle vérifie : la mention « collaboration commerciale » est bien là — donc la créatrice est payée pour cette story. Ensuite, elle cherche le sérum ailleurs : il n’existe que sur un site créé il y a peu. Enfin, la photo du flacon, passée en recherche d’image inversée, ressort sur un site de gros à quelques euros pièce.

Jade garde ses 29 € — et continue de suivre la créatrice, mais en lisant maintenant ses stories avec le mot « publicité » activé dans sa tête.

Quiz

Un influenceur est payé pour présenter une marque de vêtements dans sa vidéo. Que lui impose la loi française depuis 2023 ?

À toi de jouer — Trois jours d’audit de ton fil

Pendant trois jours, chaque fois qu’un produit apparaît dans ton fil (story, vidéo, post), pose-toi deux questions : « Qui paie cette séquence ? » et « La mention publicité / collaboration commerciale est-elle visible ? ». Compte les contenus sponsorisés que tu repères. Au bout de trois jours, regarde ton total — la plupart des gens sont surpris du nombre. Tu n’as personne à te désabonner : juste à voir.

L’astuce d’Élio

Le test du produit « miracle » : recherche d’image inversée sur sa photo. S’il se vend sous dix noms différents à un dixième du prix, méfiance — c’est un signal à vérifier, pas une preuve : regarde aussi qui est le vendeur avant de conclure.

Acheter en ligne : tu peux changer d’avis

On passe du décodage à la défense. Parce que tu n’es pas seulement une cible pour le marketing : tu es un consommateur, et en France, ce mot vient avec des droits que même beaucoup d’adultes ignorent. Le plus utile pour toi : le droit de rétractation.

Le principe : quand tu achètes à distance — sur Internet — chez un vendeur professionnel, tu as 14 jours pour changer d’avis, sans avoir à te justifier. Pas besoin que le produit soit cassé, pas besoin d’une bonne raison : « finalement, je n’en veux plus » suffit. Le délai démarre le jour où tu reçois le colis. Pourquoi ce droit existe ? Parce qu’à distance, tu ne peux ni toucher ni essayer avant : la loi te donne l’équivalent d’une cabine d’essayage de deux semaines.

Figure

Changer d’avis, pas à pas

  1. Tu commandes en ligne chez un vendeur professionnel
  2. Le colis arrive : tes 14 jours pour changer d’avis démarrent
  3. Tu préviens le vendeur par écrit — sans avoir à te justifier
  4. Tu renvoies le produit et tu gardes la preuve d’envoi
  5. Le vendeur te rembourse

Comment lire : Ces délais sont ceux de la loi française pour un achat à distance chez un professionnel. Pour tous les détails, le site officiel service-public.fr explique la marche à suivre.

Élio t’explique

Retiens l’idée simple : sur Internet, chez un pro, tu as 14 jours pour dire « je change d’avis » — sans te justifier. Attention : ce droit vaut sur Internet, pas en magasin.

Deux limites importantes à connaître. D’abord, en magasin, ce droit n’existe pas : si tu regrettes un jean acheté en boutique, le magasin n’est pas obligé de le reprendre. Beaucoup le font quand même (« satisfait ou remboursé », échange, avoir) — mais c’est un geste commercial, pas un droit. Renseigne-toi avant de payer, pas après.

Ensuite, ce droit vaut chez un vendeur professionnel, pas entre particuliers (une personne qui vend sur une appli de seconde main).

Et puisque tu es mineur : pour un gros achat, tes parents peuvent s’en mêler et même demander l’annulation de la vente. Ce n’est pas une punition, c’est une protection — et une bonne raison de parler d’un achat important avant, pas après.

Exemple — Adam renvoie son sweat sans stress

Adam, 13 ans, commande un sweat à 35 € sur un site français, avec l’accord de son père. À la réception : la couleur ne ressemble pas du tout aux photos et la coupe tombe mal.

Avant, il aurait rangé le sweat au fond d’un tiroir en s’en voulant. Cette fois, il va dans « Mes commandes », clique sur « Retourner un article », choisit « Le produit ne me convient pas » (aucune autre explication à donner), imprime l’étiquette, dépose le colis en point relais et prend une photo du reçu.

Quelques jours plus tard, l’argent réapparaît. Le droit de rétractation n’est pas une faveur du site : c’est la loi, la même pour tous les vendeurs professionnels.

Quiz

Inès a reçu hier une veste commandée sur un site marchand français. Finalement, elle ne lui plaît plus. Que peut-elle faire ?

À retenir

  • Sur Internet, chez un pro : 14 jours pour changer d’avis à partir de la réception, sans te justifier.
  • En magasin, ce droit n’existe pas — le « satisfait ou remboursé » est un geste commercial, pas une obligation.
  • Entre particuliers non plus, pas de droit de rétractation.
  • Garde toujours les preuves : confirmation de commande, message au vendeur, reçu d’envoi.
  • Un gros achat quand tu es mineur : parles-en à tes parents avant, pas après.

Les abonnements qui se faufilent

Dernier terrain de jeu des vendeurs : les abonnements. C’est leur technique préférée pour transformer un « oui » d’un soir en prélèvement tous les mois.

Le grand classique : l’essai gratuit qui te demande… ta carte bancaire. Réfléchis une seconde : pourquoi un truc « gratuit » aurait-il besoin de ta carte ? Ta carte sert à déclencher automatiquement le paiement dès la fin de l’essai — le pari de l’entreprise, c’est ton oubli, pas une arnaque sur la période gratuite elle-même. Le réflexe qui sauve : le jour où tu actives un essai, vérifie la date exacte de fin et mets tout de suite un rappel dans ton téléphone, deux jours avant.

Élio te met en garde

« Essai gratuit » + carte bancaire = abonnement en sursis. Le modèle parie sur ton oubli. Gagne ton pari à toi : un rappel dans l’agenda le jour même, deux jours avant la fin de l’essai.

Bonne nouvelle : la loi t’aide. Depuis 2023, un abonnement qu’on peut prendre en ligne doit aussi pouvoir se résilier en ligne, avec un bouton simple à trouver — fini le numéro de téléphone introuvable ou la lettre obligatoire pour un abonnement pris en trois clics.

Apprends aussi à repérer les interfaces piégées : le bouton « accepter » énorme et le « refuser » gris pâle, une option payante déjà cochée à ta place, des frais qui n’apparaissent qu’au tout dernier écran. Sache-le : une option payante cochée d’avance est interdite — on ne peut pas te faire payer un truc que tu n’as pas choisi toi-même.

Et si un vendeur refuse de t’écouter alors qu’il a tort ? Il existe un outil officiel et gratuit : signal.conso.gouv.fr. Tu décris ton problème en quelques clics, l’entreprise est prévenue, et l’État voit passer les signalements. Ça prend dix minutes.

Exemple — Sofia et l’essai gratuit devenu payant

Sofia, 14 ans, active « 30 jours gratuits » sur une plateforme, avec la carte de sa mère (et son accord). Deux mois plus tard, sa mère remarque deux prélèvements.

Pas de panique : de la méthode. D’abord, Sofia va sur le compte : le service est bien résiliable en ligne, elle clique sur « résilier » et fait une capture de la confirmation. Ensuite, elle écrit au service client : aucun mail de rappel n’a prévenu de la fin de l’essai, ce qui rend la situation peu claire ; elle demande, à titre de geste commercial, le remboursement du dernier mois dont elle ne s’est pas servi. Le service client refuse avec un message tout fait. Sofia dépose alors un signalement sur SignalConso, captures à l’appui.

Quelques jours plus tard : mail de la plateforme, geste commercial, dernier mois remboursé. Leçon retenue : un rappel dans l’agenda avant chaque fin d’essai, et plus jamais d’abonnement « oublié ».

Quiz

Tu veux résilier un abonnement pris en ligne, mais le site rend la démarche impossible à trouver. Que dit la loi française ?

À toi de jouer — La chasse aux abonnements

Cette semaine, liste les abonnements qui te concernent — les tiens, et ceux de la famille si tes parents jouent le jeu : streaming, musique, jeux, applis. Pour chacun, note trois choses : le prix par mois, la date de prélèvement, et où se trouve le bouton de résiliation (cherche-le pour de vrai). Additionne le tout sur un an, en bas de la liste. Décidez ensemble s’il y en a un à couper — voir le total change souvent la discussion.

Ton plan d’action

Récapitulons ce que tu as maintenant dans les mains. Tu sais repérer les techniques du marketing (prix barré, urgence, 9,99), reconnaître une pub déguisée chez un influenceur, utiliser tes 14 jours pour changer d’avis sur Internet, et déjouer les abonnements pièges. Il reste à transformer tout ça en réflexes — et un réflexe, ça s’installe en pratiquant, pas en relisant.

Et si ton collège te propose le passeport EDUCFI cette année (un parcours d’éducation à l’argent porté par la Banque de France, souvent proposé en 4e), tu pars déjà avec de l’avance. Pour aller plus loin, deux sites officiels, fiables et gratuits : service-public.fr pour tes droits, et mesquestionsdargent.fr de la Banque de France.

Ton plan en 5 jours

  • Jour 1 — Les yeux neufs. Repère aujourd’hui trois techniques du chapitre 1 autour de toi : un prix en 9,99, un compte à rebours, un prix barré. Note-les : les nommer casse déjà leur effet.
  • Jour 2 — L’audit du fil. Pendant ta session réseaux habituelle, compte les contenus sponsorisés et vérifie la mention « collaboration commerciale ». Sans rien désabonner : juste voir.
  • Jour 3 — Le test promo. Choisis un produit qui te tente et vérifie sa « promo » : compare le prix sur deux autres sites. Verdict : vraie affaire ou théâtre ?
  • Jour 4 — La chasse aux abonnements. Fais la liste de tes abonnements (et ceux de la famille si possible) : prix, date de prélèvement, bouton de résiliation. Total sur un an, en bas.
  • Jour 5 — Transmets. Explique à quelqu’un — un parent, un ami — soit le droit de changer d’avis sur Internet, soit une technique marketing. Si tu peux l’expliquer simplement, c’est que c’est ancré.

Exemple — Léa déroule sa semaine

Léa, 14 ans, se lance un lundi. Jour 1, elle photographie un « −60 % » dans une vitrine et un compte à rebours sur un site de mode. Jour 2, elle compte onze contenus sponsorisés dans une seule soirée de scroll — elle en attendait trois ou quatre.

Jour 3, la « vente flash » sur les écouteurs qu’elle visait s’avère être… le prix normal partout ailleurs. Jour 4, la liste des abonnements de la famille fait grincer des dents au dîner : personne ne se souvenait d’une appli prélevée depuis des mois. Résiliée en trois clics. Jour 5, elle explique le droit de rétractation à son père, qui ne savait même pas qu’il l’avait.

Bilan de la semaine : zéro privation, de vraies petites économies, et le sentiment très agréable de ne plus jouer les yeux fermés.

Quiz

Tu vois « offre exclusive, expire dans 09:59 » sur une boutique en ligne, pour un truc que tu n’avais pas prévu d’acheter. Quel est le réflexe malin ?

Tout le cours en 5 idées

  • Le marketing joue contre ton impatience : nomme ses techniques et tu reprends la main.
  • Un prix barré se vérifie, une urgence se laisse dormir une nuit.
  • Chez un influenceur, cherche la mention « collaboration commerciale » : la loi l’impose depuis 2023.
  • Sur Internet chez un pro, tu as 14 jours pour changer d’avis ; en magasin, non.
  • Un abonnement se résilie en ligne, et SignalConso existe si un vendeur a tort.

Élio te félicite

Cours terminé ! Tu n’as renoncé à rien, et pourtant tout a changé : tu connais les règles du jeu et tes droits par leur nom. Un ado informé, c’est un interlocuteur plus difficile à tromper — et le meilleur ami de son propre argent. À toi de jouer !

Continue ton élan

Cours suivant : Entreprendre avant 18 ans : de l’idée au premier projet

Pas besoin d’attendre 18 ans — ni de croire les vendeurs de rêve. Monte un premier vrai projet : petit, légal, et à toi.