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Argent

Gérer son premier argent

Argent de poche, premier baby-sitting, job d’été : ton argent commence à exister, et personne ne t’a vraiment expliqué quoi en faire. Ce cours te donne les bases : construire un budget simple, trier besoins et envies, épargner pour un vrai projet et déjouer les pièges de la surconsommation et des achats in-app. Sans jargon, sans morale, avec des méthodes applicables dès cette semaine.

~45 min6 chapitresPour commencer

À la fin de ce cours, tu sauras

  • faire la différence entre un besoin et une envie, et décider en connaissance de cause
  • construire un budget simple qui tient dans une note de téléphone
  • épargner régulièrement pour un projet qui te motive vraiment
  • reconnaître les pièges de la surconsommation, des achats in-app et des fausses urgences
  • comprendre comment fonctionnent les comptes et livrets quand on est mineur

Sources de ce cours

D’où vient ton argent (et pourquoi c’est important)

Il y a un moment, entre 13 et 18 ans, où l’argent arrête d’être un truc abstrait de parents. Tu reçois un billet à ton anniversaire. On te propose un premier coup de main rémunéré (baby-sitting occasionnel, petit service). Tu touches ton premier argent de poche. Et là, question vertigineuse : qu’est-ce que j’en fais ?

Personne ne naît doué avec l’argent. C’est une compétence, comme le vélo ou l’anglais : ça s’apprend, ça se travaille, et on se plante au début. La bonne nouvelle, c’est que tu commences avec de petites sommes. Une erreur à 15 €, ça pique un peu. La même erreur à 1 500 €, à 25 ans, ça fait très mal. Autant s’entraîner maintenant, pendant que les erreurs coûtent le prix d’un kebab.

Commençons par la base : d’où vient ton argent ? Pour la plupart des ados, il y a trois sources. L’argent donné : argent de poche, billets glissés par la famille aux anniversaires et aux fêtes. L’argent gagné : services rendus, baby-sitting, job d’été. L’argent récupéré : revendre des vêtements, des jeux ou des livres que tu n’utilises plus. Chacune a ses règles, et on va les voir une par une.

Élio t’explique

L’argent, c’est comme mon énergie de comète : une réserve limitée que tu décides où brûler. Filer droit ou partir en zigzag, c’est toi qui pilotes.

L’argent de poche, d’abord. Première chose à savoir : ce n’est pas un droit. Chaque famille fait selon ses moyens et ses choix, et certaines ne peuvent pas en donner du tout. Si c’est ton cas, ce cours reste entièrement valable : les réflexes s’apprennent avec n’importe quel montant, même l’argent d’un anniversaire.

Si tes parents peuvent en donner, un montant régulier, même petit, vaut mieux que des sommes au coup par coup. Pourquoi ? Parce que la régularité te permet de prévoir. Avec 10 € chaque mois, tu peux planifier, épargner, décider. Avec des montants aléatoires, tu ne peux que réagir.

Tu peux en parler avec tes parents, calmement, en dehors d’une dispute. Pas en mode revendication (« j’y ai droit »), mais en mode projet : explique ce que tu veux apprendre à gérer, propose un montant, accepte de commencer petit. Certaines familles préfèrent lier l’argent de poche à des services rendus ; d’autres non, pour que les coups de main à la maison restent une évidence et pas une prestation. Il n’y a pas de règle universelle : c’est une discussion, pas un rapport de force.

Exemple — Lina négocie (et gagne autre chose que de l’argent)

Lina, 14 ans, demandait de l’argent à sa mère au cas par cas : un ciné par-ci, un bubble tea par-là. Résultat : une négociation à chaque fois, et la sensation permanente de quémander.

Un dimanche, elle tente autre chose : « Maman, au lieu de te demander à chaque fois, est-ce qu’on peut fixer un montant par mois ? Même petit. Je gère tout avec, et si je le claque en une semaine, tant pis pour moi. »

Sa mère hésite, puis accepte un essai de trois mois. Le premier mois, Lina brûle tout en dix jours. Le deuxième, elle tient trois semaines. Le troisième, il lui en reste à la fin. Elle n’a pas gagné plus d’argent qu’avant — elle a gagné le droit de décider. Et c’est ça, exactement, qui lui a appris à gérer.

Ensuite, l’argent gagné. Entre 13 et 18 ans, les pistes classiques : un coup de main occasionnel (arroser les plantes, garder un animal, aider au jardin, un service rendu à un voisin), l’aide aux devoirs pour des plus jeunes et, à partir d’un certain âge, un vrai job — baby-sitting régulier compris.

Il y a une différence importante entre les deux. Un coup de main occasionnel, rendu librement, sans horaires fixes ni rémunération régulière, n’est pas un emploi. Mais dès que le baby-sitting devient régulier et rémunéré, sous l’autorité d’une famille, c’est un vrai travail — même sans contrat écrit. Le mot « baby-sitting » ne crée aucune exception : les mêmes règles s’appliquent. Côté loi, en France, on signe un contrat de travail à partir de 16 ans. Avant cet âge, ce n’est possible que dans des cadres particuliers, notamment dès 14 ans pendant une partie des vacances scolaires, sous conditions strictes : travaux légers, durée limitée, démarches spécifiques pour l’employeur. Et pour signer, tant que tu es mineur non émancipé, l’autorisation de ton représentant légal — un parent ou ton tuteur — est obligatoire.

Un point que peu de gens te diront : le travail déclaré te protège. Un baby-sitting régulier doit être déclaré par la famille qui t’emploie (il existe des dispositifs comme le Cesu pour ça) : vérifie toujours que ton âge et les conditions du job respectent les règles ci-dessus avant d’accepter. Déclaré, tu es couvert en cas d’accident et tu as des droits si quelque chose se passe mal. Pour t’informer sur les jobs accessibles à ton âge, le CIDJ (Centre d’information et de documentation jeunesse) et son site cidj.com sont faits pour ça, et les règles officielles sont détaillées sur service-public.fr.

Figure

Les âges clés de ton argent

  • Livret Jeune (ouvert avec ton représentant légal) : 12 ans
  • Petits jobs pendant une partie des vacances (conditions strictes) : 14 ans
  • Contrat de travail classique : 16 ans
  • Gérer comptes et contrats tout seul : 18 ans

Comment lire : Chaque barre indique l’âge minimum prévu en France ; avant 18 ans, l’accord de ton représentant légal reste la règle.

L’astuce d’Élio

Ton premier job se trouve rarement sur Internet. Voisins, famille élargie, amis de tes parents : à ton âge, le bouche-à-oreille est ton meilleur CV.

Quiz

Tu as 15 ans et une association de ton quartier te propose un petit job déclaré pendant les grandes vacances. Que dit la loi française ?

Reste la troisième source, celle qu’on oublie tout le temps : l’argent récupéré. Ton armoire, tes étagères et tes tiroirs contiennent probablement des objets qui dorment — jeux auxquels tu ne joues plus, vêtements devenus trop petits, livres lus, console remplacée. Les revendre, c’est transformer de la poussière en projet.

Deux règles avant de te lancer. D’abord, on ne revend que ce qui t’appartient vraiment : pour un cadeau reçu, un mot à la personne qui te l’a offert évite les vexations, et pour tout objet de valeur, l’accord de tes parents s’impose. Ensuite, les plateformes de vente entre particuliers exigent en général d’être majeur pour créer un compte : tant que tu es mineur, ça passe donc par le compte d’un parent, avec lui. C’est aussi plus prudent pour la suite : remise en main propre jamais seul, et paiement toujours via la plateforme — jamais en dehors, c’est la demande classique des arnaqueurs.

Bonus inattendu : après avoir revendu deux ou trois affaires, tu ne regardes plus les prix pareil. Avant d’acheter, tu te surprends à penser « et dans un an, ça vaudra quoi ? ». Ce réflexe-là vaut de l’or.

Exemple — Noé vide ses étagères

Noé, 15 ans, rêve d’un nouveau vélo mais son épargne stagne. En rangeant sa chambre (sous la contrainte, soyons honnêtes), il retrouve deux jeux de société jamais ouverts, une manette en double et une pile de mangas déjà lus.

Avec sa mère, il met le tout en vente sur une plateforme d’occasion — le compte est au nom de sa mère, et c’est elle qui valide chaque échange. Les mangas partent en une semaine, la manette met un mois. Ce n’est pas une fortune, mais c’est de l’argent qui dormait sur une étagère, et la cagnotte vélo redémarre.

Le plus drôle ? Depuis, avant chaque achat, Noé se pose la question : « Et celui-là, dans un an, il sera sur l’étagère ou dans mes mains ? » Certains achats n’ont pas survécu à la question.

À retenir

  • Gérer l’argent est une compétence : autant s’entraîner maintenant, avec de petites sommes.
  • Un argent de poche régulier, même petit, apprend plus qu’une grosse somme aléatoire — et ce n’est pas un droit, chaque famille fait selon ses moyens.
  • Baby-sitting régulier et rémunéré = un vrai travail, soumis aux mêmes règles d’âge qu’un contrat classique : pas d’exception juste parce que c’est « informel ».
  • Travail avec contrat : 16 ans en général, dès 14 ans pendant une partie des vacances, sous conditions strictes.
  • Mineur non émancipé = autorisation du représentant légal obligatoire pour signer un contrat.
  • Revendre ce qui dort sur tes étagères = de l’argent récupéré — avec l’accord et le compte d’un parent tant que tu es mineur.
  • Le travail déclaré te protège ; cidj.com et service-public.fr t’informent.

Besoin ou envie ? Le tri qui change tout

Voici la question la plus rentable que tu poseras jamais : « Est-ce que j’en ai besoin, ou est-ce que j’en ai envie ? »

Un besoin, c’est ce qu’il te faut pour vivre et fonctionner : manger à midi, te déplacer, avoir de quoi travailler en cours, des chaussures qui ne prennent pas l’eau. Une envie, c’est ce qui te fait plaisir : le milkshake avec les copains, le jeu qui vient de sortir, le hoodie repéré en story.

Mettons les choses au clair tout de suite : les envies ne sont pas le camp du mal. Se faire plaisir fait partie d’une vie équilibrée, et un budget qui interdit tout plaisir explose au bout de deux semaines, comme un régime trop strict. Le problème, ce n’est pas d’avoir des envies. C’est de les confondre avec des besoins — parce que ce jour-là, tu ne décides plus : tu obéis.

Et il existe une zone grise, évidemment. Un téléphone, aujourd’hui, c’est proche du besoin : les cours, les groupes de classe, la sécurité. Le tout dernier modèle qui vient de sortir, en revanche, c’est une envie déguisée en besoin. Retiens la formule : le besoin, c’est la fonction ; l’envie, c’est la version.

Élio t’explique

Test express : un besoin, tu le ressens encore dans un mois. Une envie, parfois, elle s’évapore avant même le week-end.

D’ailleurs, tu as remarqué d’où viennent tes envies ? Rarement de toi tout seul. Il y a dix minutes, tu ne savais même pas que ce produit existait — et maintenant, il te le « faut ». Entre les deux : une story, une pub, une vidéo, un pote qui l’a eu. Ce n’est pas un hasard : les fils de tes réseaux sont remplis de contenus conçus pour créer des envies, au rythme exact où tu peux les faire défiler.

Une envie fabriquée n’est pas interdite pour autant. Certaines découvertes deviennent de vrais coups de cœur durables. Mais ça vaut le coup de savoir qui a appuyé sur le bouton : si l’envie est née sur un écran il y a moins d’une heure, laisse-la refroidir avant de sortir un centime. C’est exactement le travail de la pause de trois jours, qu’on voit tout de suite.

Comment trancher quand ça hésite ? Deux outils simples.

La pause de trois jours. Pour tout achat qui n’est pas urgent, attends trois jours avant de sortir l’argent. Note l’objet quelque part, avec son prix, et reviens-y plus tard. Si l’envie est toujours là, forte et précise, c’est peut-être un achat qui compte vraiment pour toi — et tu peux le faire sans culpabiliser. Si tu avais presque oublié… tu viens d’économiser sans effort. La pause ne t’interdit rien : elle vérifie juste que c’est toi qui veux, pas la pub.

Le coût par usage. Divise le prix par le nombre de fois où tu utiliseras vraiment la chose. Un manteau à 60 € porté presque tous les jours pendant deux hivers coûte très peu par utilisation. Un gadget à 30 € utilisé deux fois coûte 15 € la séance. Ce calcul retourne souvent la situation : des achats « chers » deviennent raisonnables, des achats « pas chers » deviennent absurdes.

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La courbe de l’envie

  • Courbe conceptuelle : Force de l’envie en fonction de Le temps qui passe. Le pic : c’est là que la pub veut te faire payer. Après la pause de trois jours : tu peux vraiment choisir.

Comment lire : Beaucoup d’envies impulsives, déclenchées par une pub ou une story, montent très vite… puis diminuent souvent d’elles-mêmes : la pause de trois jours consiste à attendre pour voir si la tienne fait pareil. Schéma illustratif : les axes n’ont pas d’unité, et la trajectoire varie selon les personnes et les envies — certaines durent ou grandissent, ça peut être un vrai centre d’intérêt.

Exemple — Théo et les sneakers à 120 €

Théo, 16 ans, garde régulièrement les enfants de sa voisine. Un soir, il craque devant une paire de sneakers en édition limitée : 120 €.

Avant de payer, il fait un calcul qui pique : à ce qu’il gagne en baby-sitting, ces chaussures représentent de nombreuses soirées à gérer le bain, les devoirs et les crises du petit dernier. Il décide d’appliquer la pause de trois jours.

Trois jours plus tard, l’envie est toujours là. Mais entre-temps, il a repensé à son projet d’épargne — un ampli pour sa guitare — et fait le coût par usage : il porterait ces sneakers souvent, c’est vrai, mais une paire à 60 € aussi. Il prend le modèle moins cher et met la différence de côté pour l’ampli. Aucune frustration : il a choisi en connaissance de cause. C’est toute la différence entre renoncer et arbitrer.

L’astuce d’Élio

Convertis les prix dans ta monnaie à toi : des heures de baby-sitting, des semaines d’argent de poche. Un prix en euros, c’est abstrait. Un prix en heures de ta vie, ça parle tout de suite.

Avant de sortir l’argent

  • Besoin ou envie ? La fonction ou la version ?
  • Cette envie vient de toi… ou d’un écran il y a moins d’une heure ?
  • La pause de trois jours est-elle passée ?
  • Que dit le coût par usage ?
  • Et converti en heures de baby-sitting ou en semaines d’argent de poche, ça fait combien ?

À toi de jouer — Le tri de la semaine

Liste tes cinq derniers achats (ou tes cinq dernières demandes d’achat à tes parents). Pour chacun, écris : besoin, envie ou zone grise. Puis pose-toi la question : « Si je pouvais revenir en arrière, est-ce que je le referais ? » Compte les « non ». Ce chiffre, c’est ta marge de progression : de l’argent que tu peux récupérer sans sacrifier quoi que ce soit d’important.

Quiz

Lequel de ces achats est le plus clairement un besoin ?

Vidéo recommandée · YouTube (nouvelle fenêtre)Vêtements : seconde main et surconsommation | Décod'Actu | LumniLumniCette courte vidéo de Lumni (la plateforme éducative de l’audiovisuel public) montre comment la mode fabrique des envies en continu — et ce que la seconde main change. Idéal pour appliquer le tri besoin/envie à tes vêtements.

Ton premier budget (sans tableur, promis)

Le mot « budget » sonne comme un truc de comptable en chemise grise. En vrai, un budget, c’est trois questions : combien il entre, combien il sort, combien il reste. C’est tout.

Beaucoup de gens pensent qu’un budget sert à se priver. C’est faux. Un budget sert à voir. Tant que tu ne sais pas où part ton argent, tu ne décides rien : tu subis, et tu découvres à la fin du mois que tout a disparu sans savoir comment. Dès que tu vois, tu peux choisir. C’est exactement la différence entre marcher dans le noir et allumer la lumière.

Et non, ce n’est pas réservé à ceux qui gagnent un salaire. C’est même l’inverse : moins tu as d’argent, plus chaque euro compte, et plus ça vaut le coup de savoir où il va. Un budget avec 15 € par mois, c’est un vrai budget.

Exemple — Awa et le trou noir de la boulangerie

Awa, 15 ans, reçoit de l’argent de poche et n’arrive jamais à finir le mois. Elle est persuadée de ne « rien acheter de spécial ». Sur un pari avec sa cousine, elle note toutes ses dépenses pendant deux semaines dans les notes de son téléphone. Absolument toutes, même 1 €.

Verdict : la plus grosse catégorie, ce ne sont ni les sorties ni les vêtements. C’est la boulangerie à côté du lycée. Une boisson par-ci, une viennoiserie par-là, presque tous les jours. Aucune de ces dépenses n’est grosse. Leur total, si.

Awa ne s’interdit pas la boulangerie — elle y va encore, deux fois par semaine, et elle savoure. Mais c’est elle qui a fixé la dose, pas l’habitude. Ce qu’elle a découvert porte un nom : les dépenses invisibles. Petites une par une, énormes une fois additionnées. Tout le monde en a. Tant qu’on ne les note pas, on ne les voit pas.

Voici la méthode, en quatre étapes. Il te faut les notes de ton téléphone ou un carnet, rien d’autre.

Étape 1 : note tout pendant deux semaines. Chaque dépense, à la seconde où tu la fais, même minuscule. Pas de tri, pas de jugement, juste la liste. C’est l’étape détective.

Étape 2 : regroupe par catégories. Snacks, sorties, jeux et apps, vêtements, transport, cadeaux… Fais tes propres catégories, celles qui correspondent à ta vie.

Étape 3 : cherche la surprise. Il y en a presque toujours une : une catégorie plus grosse que prévu, un abonnement oublié, une habitude devenue automatique. C’est ta dépense invisible à toi.

Étape 4 : décide de tes enveloppes. Découpe l’argent qui entre en trois parts : une pour dépenser (le quotidien), une pour épargner (ton projet — chapitre suivant), une pour te faire plaisir sans culpabiliser. La répartition exacte, c’est toi qui la choisis. L’important, c’est de la choisir avant que l’argent arrive, pas après qu’il a filé.

Si tu veux un repère pour découper tes enveloppes, il en existe un célèbre : la règle 50/30/20. L’idée : sur tout l’argent qui entre, environ la moitié va aux besoins, un peu moins d’un tiers aux envies, et un cinquième à l’épargne. C’est un grand classique de la gestion de budget, pensé à l’origine pour des adultes qui paient un loyer et des factures.

Donc ne la prends pas au pied de la lettre : à ton âge, tes « besoins » sont souvent déjà couverts par tes parents, ce qui te laisse plus de marge pour l’épargne ou le plaisir. Ce qui compte, c’est le principe derrière la règle : aucune enveloppe ne doit avaler toutes les autres. Le jour où tout part dans les envies — ou, à l’inverse, où tu t’interdis le moindre plaisir —, ton budget est déséquilibré. Et un budget déséquilibré finit toujours par craquer.

Figure

La règle 50/30/20, un repère connu

  • Besoins50 %
  • Envies30 %
  • Épargne20 %
  • Besoins : 50
  • Envies : 30
  • Épargne : 20

Comment lire : Sur 100 € qui entrent, la règle 50/30/20 propose 50 € pour les besoins, 30 € pour les envies et 20 € pour l’épargne — un repère à adapter à ta situation, pas une loi.

Élio t’explique

Un budget, c’est un GPS, pas un juge. Il ne te dit jamais « t’as pas le droit ». Il te dit « voilà où tu es » — et c’est toi qui choisis la route.

La méthode en résumé

  • Note toutes tes dépenses pendant deux semaines, même les minuscules.
  • Regroupe-les en catégories qui ressemblent à ta vie.
  • Repère la surprise : ta dépense invisible.
  • Découpe l’argent qui entre en trois enveloppes : dépenser, épargner, se faire plaisir.
  • Décide de la répartition avant que l’argent arrive — jamais après.

À toi de jouer — Deux semaines en mode détective

Pendant les 14 prochains jours, note chaque dépense dans ton téléphone au moment où tu la fais : le montant et ce que c’est. À la fin, regroupe par catégories et surligne celle qui te surprend le plus. Pas besoin de changer quoi que ce soit tout de suite : cette fois-ci, tu observes. On ne peut pas piloter ce qu’on ne voit pas.

Quiz

À quoi sert d’abord un budget quand on a peu d’argent ?

Élio te félicite

Si tu lances l’exercice des deux semaines, tu sauras bientôt sur ton argent des choses que plein d’adultes ignorent sur le leur. Sérieusement.

Vidéo recommandée · YouTube (nouvelle fenêtre)Comment gérer efficacement son budget ?EDUCFI Banque de FranceUn tutoriel court de la chaîne d’éducation financière de la Banque de France, réalisé avec l’Institut national de la consommation : la méthode du budget en images, par une source fiable qui n’a rien à te vendre.

Épargner pour un vrai projet (pas « pour plus tard »)

« Il faut épargner. » Tu as déjà entendu cette phrase, et elle donne à peu près autant envie qu’un dimanche de devoirs. Normal : épargner « pour plus tard », c’est trop flou pour motiver qui que ce soit.

Épargner pour quelque chose, en revanche, ça change tout. Un concert, un vélo, un instrument, un voyage, le permis… Quand ton épargne a un visage, chaque euro mis de côté te rapproche d’un truc que tu veux vraiment. Ce n’est plus une privation, c’est une trajectoire.

Un bon projet d’épargne a trois caractéristiques. Il est précis : pas « des trucs », mais « cet ampli-là ». Il est chiffré : tu as vérifié le vrai prix, pas estimé au doigt mouillé. Il a une échéance approximative : « vers les vacances de printemps ». Précis, chiffré, daté : avec ça, tu peux calculer combien mettre de côté à chaque rentrée d’argent, et ton projet devient un plan.

Élio t’explique

Le secret des gens qui épargnent : ils se paient en premier. La part épargnée part dès que l’argent arrive — pas « ce qui reste à la fin », parce qu’à la fin, il ne reste jamais rien.

Concrètement, comment on fait ? La règle d’or : petit et régulier bat gros et jamais. Mettre de côté une somme modeste à chaque rentrée d’argent est bien plus efficace que d’attendre le mois parfait où tu pourras épargner beaucoup — ce mois-là n’existe pas.

Le geste le plus efficace : dès que ton argent de poche ou ta paie de baby-sitting arrive, mets immédiatement ta part d’épargne de côté. Tout de suite, avant la première dépense. Une boîte dédiée dans ta chambre, une enveloppe, un compartiment séparé — peu importe le contenant, ce qui compte, c’est la séparation. L’argent mélangé se dépense ; l’argent séparé se garde.

Et si tu craques ? Ça arrive à tout le monde. On ne jette pas le plan pour un écart : tu notes ce qui s’est passé, tu comprends ce qui t’a fait piocher, et tu reprends. L’épargne, c’est comme le sport : c’est la régularité qui paie, pas la perfection.

Exemple — Sofiane vise le permis

Sofiane, 17 ans, veut financer une partie de son permis de conduire. Ses parents paieront le reste, mais il tient à contribuer avec l’argent de son job d’été à la base de loisirs.

Le montant total lui donne le vertige. Alors il découpe : d’abord le code, puis les premières heures de conduite. Sur une feuille scotchée au mur de sa chambre, il dessine une jauge avec des paliers, et il colorie à chaque paie.

Le détail qui change tout : il a annoncé son projet autour de lui. Résultat, sa grand-mère glisse un billet « pour le permis » à son anniversaire, et ses parents, voyant le sérieux de la démarche, proposent de compléter s’il atteint son palier. Un projet annoncé attire des alliés ; un projet secret reste seul.

Un dernier réglage rend ton épargne beaucoup plus solide : le coussin pour imprévus. L’idée : en plus de la cagnotte de ton projet, tu gardes une petite réserve à part pour les tuiles — un écran de téléphone fissuré, un cadeau d’anniversaire oublié, une sortie annoncée au dernier moment.

Pourquoi la séparer ? Parce que sans coussin, chaque imprévu se sert directement dans la cagnotte de ton projet, et voir la jauge redescendre est le meilleur moyen de se décourager. Avec un coussin, même modeste, l’imprévu est absorbé et le projet continue d’avancer. Les adultes qui gèrent bien appellent ça une épargne de précaution ; toi, tu peux l’appeler la boîte « au cas où ». Elle n’a pas besoin d’être grosse : elle a besoin d’exister.

Où mettre ton épargne quand elle grossit ? Une boîte dans ta chambre, ça va un temps. Un compte ou un livret, c’est plus sûr.

En principe, l’ouverture d’un produit d’épargne au nom d’un mineur passe par ses représentants légaux, et ce dès sa naissance. Les conditions précises varient selon le produit et selon ton âge — sur certains livrets, le mineur peut être associé de plus près à la démarche à partir d’un certain âge : vérifie toujours les règles exactes sur service-public.fr avant d’aller plus loin. Une chose est sûre en revanche pour le Livret A : avant tes 16 ans, tu ne peux pas retirer seul — ton représentant légal intervient ou autorise le retrait ; à partir de 16 ans, tu peux retirer seul, sauf opposition de ton représentant légal. Pour un compte courant et les autres produits d’épargne, l’accord des représentants légaux reste nécessaire avant 18 ans.

Deux exemples de livrets réglementés : le Livret A, qui peut être ouvert au nom d’un mineur dès sa naissance, et le Livret Jeune, réservé aux 12-25 ans résidant en France, qu’un mineur peut demander à ouvrir dès 12 ans avec l’accord de ses parents ; avant 16 ans, leurs autorisations sont aussi nécessaires pour retirer, et entre 16 et 18 ans, il peut retirer sauf opposition de son représentant légal.

Dernière chose, et elle est importante : ce cours ne parle pas d’investissement, et c’est volontaire. Actions, cryptomonnaies, trading : ce sont des sujets à risque, et si quelqu’un — surtout sur les réseaux — te promet de « faire fructifier ton argent rapidement », c’est un signal d’alarme, pas une opportunité. Parles-en à un adulte de confiance avant de faire quoi que ce soit. Pour des informations fiables et gratuites, deux sites sérieux : mesquestionsdargent.fr, le portail d’éducation financière porté par la Banque de France, et lafinancepourtous.com.

L’astuce d’Élio

Donne un nom à ton épargne : « fonds ampli », « cagnotte permis ». C’est beaucoup plus dur de piocher dans une boîte qui porte le nom de ton rêve.

L’épargne en six réflexes

  • Un projet précis, chiffré, daté — pas « pour plus tard ».
  • Paie-toi en premier : la part d’épargne part dès que l’argent arrive.
  • Petit et régulier bat gros et jamais.
  • Sépare : une cagnotte projet, plus un petit coussin pour les imprévus.
  • Un craquage n’annule pas le plan : note, comprends, reprends.
  • Avant 18 ans, l’accord des représentants légaux est la règle pour ouvrir un compte ou un livret ; pour le Livret A, vérifie les conditions exactes selon ton âge sur service-public.fr — avant 16 ans tu ne peux pas retirer seul (ton représentant légal intervient), et à partir de 16 ans tu peux retirer seul sauf opposition.

Quiz

Tu as 15 ans et tu veux ouvrir un livret pour mettre ton épargne à l’abri. Comment ça se passe ?

À toi de jouer — Chiffre ton projet

Choisis un projet qui te motive vraiment. Cherche son vrai prix (site officiel, magasin — pas un souvenir approximatif). Décide d’un montant que tu peux mettre de côté à chaque rentrée d’argent sans te mettre en difficulté. Divise le prix par ce montant : tu obtiens ta date d’arrivée. Écris le nom du projet, le prix et la date quelque part où tu les verras tous les jours.

Vidéo recommandée · YouTube (nouvelle fenêtre)"Alors, tu gères ?" : Le compte bancaireEDUCFI Banque de FranceLa série « Alors, tu gères ? » de la Banque de France explique en images à quoi sert un compte bancaire et comment il fonctionne au quotidien. Pratique à regarder avant d’aller en agence avec tes parents.

Les pièges : ton cerveau face aux pros de la vente

Passons à la partie défense. Si tu as parfois l’impression d’acheter des choses que tu ne voulais pas vraiment, ce n’est pas parce que tu es faible. C’est parce qu’en face, des équipes entières — designers, spécialistes du marketing, experts du comportement — travaillent à te faire sortir ton argent. Ce n’est pas un complot, c’est leur métier. Le tien, c’est de connaître leurs techniques.

Les grands classiques : l’urgence artificielle — ventes flash, « offre limitée », comptes à rebours qui te pressent de décider avant d’avoir réfléchi. La rareté fabriquée — « plus que 2 en stock ! », parfois vrai, souvent invérifiable. Le FOMO — la peur de rater ce que tout le monde a, savamment entretenue par les réseaux. Et la recommandation déguisée : un influenceur qui te « conseille » un produit est souvent payé pour le faire. En France, la loi encadre d’ailleurs cette pratique : les partenariats commerciaux doivent être clairement signalés, avec des mentions comme « collaboration commerciale ». Quand tu vois cette mention, tu sais que tu regardes une publicité — même si elle a le ton d’un conseil d’ami.

Exemple — Jade et les gemmes à 2,99 €

Jade, 13 ans, joue à un jeu gratuit sur son téléphone. Enfin, gratuit… Un pack de gemmes à 2,99 € par-ci, un pass de saison par-là, et une « offre exclusive » qui expire dans 20 minutes, pile au moment où elle allait perdre sa série de victoires. La carte bancaire familiale est enregistrée sur le compte : payer prend deux secondes, elle ne « voit » même pas l’argent partir.

C’est son grand frère Maxime qui tire la sonnette d’alarme en découvrant le relevé : « Tu te rends compte que mis bout à bout, t’as dépensé le prix d’un vrai jeu complet ? — Mais c’était jamais plus de 3 €… — Justement. C’est fait pour. »

Ils vont voir leurs parents ensemble. Discussion tendue mais utile : la carte est retirée du compte, un mot de passe est exigé pour tout achat, et Jade obtient un petit budget jeux mensuel — qu’elle dépense désormais en voyant vraiment l’argent partir.

Élio te met en garde

Un jeu « gratuit » qui te met la pression pour acheter n’est pas gratuit : c’est ton impatience qui est en vente. Et elle vaut cher.

Les achats intégrés (in-app) utilisent des mécanismes bien rodés. Les micro-paiements : des sommes si petites qu’elles semblent indolores, mais qui s’additionnent en silence. La monnaie virtuelle : convertir tes euros en « gemmes » ou en « pièces » brouille ta perception des vrais prix — 500 gemmes, ça ne « coûte » rien dans ta tête, contrairement à 10 €. Les coffres surprises et autres lootboxes : tu paies sans savoir ce que tu vas obtenir, un fonctionnement proche de celui des jeux de hasard, conçu pour te donner envie de retenter. Et les abonnements à renouvellement automatique, souvent précédés d’un « essai gratuit » qui devient payant sans bruit si tu oublies d’annuler.

Les parades existent, et elles sont simples. Retirer la carte bancaire enregistrée des boutiques d’applications et des jeux. Activer une validation par mot de passe pour chaque achat. Vérifier de temps en temps la liste des abonnements actifs dans les réglages du téléphone. Et si un achat est parti sans l’accord de tes parents : dis-le-leur vite, sans attendre. Les boutiques d’applications ont des procédures pour demander un remboursement, et plus la demande est rapide, mieux c’est. Cacher le problème l’aggrave toujours ; en parler le règle souvent.

Un droit à connaître pour finir : le délai de rétractation. Pour la plupart des achats en ligne, la loi donne à l’acheteur 14 jours après la réception pour changer d’avis, sans avoir à se justifier — puis encore 14 jours pour renvoyer effectivement le produit une fois la rétractation annoncée (des frais de retour peuvent parfois rester à ta charge). C’est une vraie protection contre les achats impulsifs… à condition d’en connaître les limites.

Première limite : ce droit ne s’applique pas en magasin. Un commerçant physique n’est jamais obligé de reprendre un article qui ne te plaît plus ; quand il le fait, c’est un geste commercial, pas une obligation. Deuxième limite : les contenus numériques — jeux, skins, gemmes — échappent à la rétractation seulement si tu as donné ton accord exprès pour un accès immédiat ET renoncé expressément à ton droit de rétractation, pas par un simple clic anodin. Autrement dit : pour tout ce qui se télécharge, la pause de trois jours se prend avant de payer, pas après. Les règles exactes et leurs exceptions sont détaillées sur service-public.fr.

Tes réflexes anti-pièges

  • Un compte à rebours sur une offre = quelqu’un veut t’empêcher de réfléchir. Prends le temps quand même.
  • Mention « collaboration commerciale » = publicité, même avec un ton de pote.
  • Monnaie virtuelle (gemmes, pièces, crédits) : reconvertis toujours en vrais euros avant de payer.
  • Carte enregistrée + achat en un clic = la combinaison à désactiver en priorité.
  • Essai gratuit = note immédiatement la date limite d’annulation.
  • Achat en ligne : en principe 14 jours pour te rétracter — sauf pour les contenus numériques si tu as accepté un accès immédiat ET renoncé expressément à la rétractation (le simple téléchargement ne suffit pas à te faire perdre ce droit), ni en magasin.
  • Achat parti sans accord : préviens vite tes parents, une demande de remboursement rapide a plus de chances d’aboutir.

Quiz

Une app affiche : « Offre exclusive ! Expire dans 9 minutes ». Quel est le but réel de ce compte à rebours ?

L’astuce d’Élio

Le bouton le plus rentable de ton téléphone, c’est celui qui ferme l’app. Même si l’offre expire vraiment, perdre une remise coûte toujours moins cher qu’un achat regretté.

Ton plan d’action

Récapitulons. Tu sais maintenant d’où vient ton argent et comment en gagner en étant protégé. Tu sais trier besoins et envies sans te priver de tout. Tu sais construire un budget en quatre étapes, épargner pour un projet précis, et repérer les techniques conçues pour te faire dépenser sans réfléchir.

Il ne manque qu’une chose : commencer. Et pour ça, pas besoin d’attendre d’avoir « plus d’argent ». Les réflexes que tu construis maintenant avec 10 € sont exactement ceux qui te serviront plus tard avec un salaire. La différence, c’est que toi, tu les auras déjà.

Les points clés du cours

  • L’argent se gère comme une compétence : on apprend en pratiquant, avec de petites sommes.
  • Besoin = la fonction. Envie = la version. Les deux sont légitimes, mais on décide mieux quand on les distingue.
  • La pause de trois jours filtre les envies fabriquées par la pub, sans t’interdire les vraies.
  • Un budget sert à voir, pas à se priver : ce qui entre, ce qui sort, ce que tu décides.
  • L’épargne marche quand le projet est précis, chiffré, daté — et qu’on se paie en premier.
  • Avant 18 ans, l’accord des représentants légaux reste la règle pour ouvrir un compte ou un livret ; pour le Livret A, vérifie les conditions exactes selon ton âge sur service-public.fr — avant 16 ans tu ne peux pas retirer seul (ton représentant légal intervient), et à partir de 16 ans tu peux retirer seul sauf opposition.
  • Urgence artificielle, monnaie virtuelle, achats en un clic : les pièges se désamorcent dès qu’on les nomme.

Voici tes premiers pas, dans l’ordre. Pas besoin de tout faire d’un coup : un pas à la fois suffit largement.

Aujourd’hui : commence à noter tes dépenses. Trente secondes par achat, dans les notes du téléphone.

Cette semaine : fais le tri besoin / envie / zone grise sur tes cinq derniers achats, et vérifie les réglages de ton téléphone : carte enregistrée ? achats en un clic ? abonnements actifs ?

Ce mois-ci : choisis ton projet d’épargne, chiffre-le, et mets de côté ta première somme — même toute petite. Si tu veux ouvrir un livret, parles-en à tes parents : leur accord est nécessaire avant 18 ans pour la plupart des produits, et les règles précises du Livret A selon ton âge sont sur service-public.fr. Leur accompagnement reste utile pour comparer les offres et comprendre les règles.

Garde aussi ces adresses fiables sous le coude : mesquestionsdargent.fr et lafinancepourtous.com pour comprendre l’argent, cidj.com pour les jobs accessibles à ton âge, service-public.fr pour les règles officielles. Et une dernière chose, sérieuse : si l’argent est un vrai problème chez toi — factures difficiles, tensions permanentes —, ce n’est pas à toi de porter ça. Parles-en à un adulte de confiance : un parent, un proche, l’infirmière scolaire, un CPE. Et si tu préfères d’abord en parler à quelqu’un d’extérieur, Fil Santé Jeunes écoute gratuitement et anonymement les 12-25 ans au 0 800 235 236. Ce cours t’apprend à gérer ton argent à toi ; un budget familial en difficulté, c’est un travail d’adultes, avec de vrais dispositifs d’aide.

À toi de jouer — Ta première semaine d’élan

Programme ta semaine. Jour 1 : crée ta note de suivi des dépenses. Jour 2 : fais le tri de tes cinq derniers achats. Jour 3 : vérifie les réglages d’achat de ton téléphone (carte enregistrée, validation par mot de passe, abonnements). Jour 4 : choisis ton projet d’épargne et trouve son vrai prix. Jour 5 : mets de côté ta première somme, même 2 €. Coche chaque jour accompli. À la fin de la semaine, tu auras posé toutes les fondations de ce cours dans la vraie vie.

Quiz

Quelle est la meilleure toute première étape pour gérer ton argent ?

Élio te félicite

Cours terminé ! Tu sais maintenant piloter ton argent au lieu de le regarder filer. Premier euro mis de côté = trajectoire lancée. À toi de jouer — moi, je file aussi, c’est mon métier.

Continue ton élan

Cours suivant : Déjouer les arnaques en ligne

Phishing, faux vendeurs, crypto miracle : apprends à repérer les pièges avant qu’ils ne te repèrent.