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Élan
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Vie & équilibre

Décrocher son premier job

Baby-sitting, aide aux devoirs, job d’été : ton premier job est plus proche que tu ne le crois. Ce cours t’explique ce que tu as le droit de faire selon ton âge, comment trouver des missions autour de toi, écrire un CV crédible sans expérience, envoyer un message qui donne envie de répondre, réussir l’entretien et assurer tes premiers jours. Avec des modèles concrets à réutiliser dès cette semaine.

Adapter à ton niveau

~20 min6 chapitresNiveau 3e

À la fin de ce cours, tu sauras

  • savoir ce que tu as le droit de faire à ton âge, et où vérifier les règles officielles
  • repérer les missions accessibles autour de toi : baby-sitting, aide aux devoirs, services aux voisins
  • écrire un CV qui tient la route même sans expérience, en partant de ton stage de 3e et de ce que tu fais déjà
  • envoyer un message de candidature clair et poli, puis relancer sans t’excuser d’exister
  • aborder une première rencontre avec un plan simple en tête

Sources de ce cours

Travailler à 14-15 ans : ce que tu as le droit de faire

Un premier job, ce n’est pas juste de l’argent de poche en plus. C’est la première fois qu’on te fait confiance en dehors de ta famille et du collège, et qu’on te paie pour ce que tu fais. Ça t’apprend des choses qu’aucun cours ne donne : arriver à l’heure sans que personne te réveille, parler à des adultes que tu ne connais pas, tenir un engagement même le jour où tu n’as pas envie.

Mais avant de foncer, il faut connaître le cadre. En France, le travail avant 18 ans est encadré par des règles précises — pas pour t’embêter, pour te protéger. Un vrai contrat de travail, c’est en général à partir de 16 ans. Dès 14 ans, c’est possible seulement pendant une partie des vacances scolaires, sous conditions strictes. Et une règle qui ne bouge quasiment jamais tant que tu es mineur : l’accord de ton représentant légal — un parent ou ton tuteur — est obligatoire (sauf mineur émancipé, cas rare). Avant 16 ans, il doit même parfois signer certains documents, pas juste donner son accord oral.

Élio t’explique

Ces règles, vois-les comme les barrières d’un pont : elles ne sont pas là pour t’empêcher de traverser, mais pour éviter que tu tombes en route.

À 14-15 ans, le cadre est plus strict que tu ne le penses : hors vacances scolaires, un job régulier et rémunéré n’est en principe pas possible avant 16 ans. Ce que tu peux déjà faire, avec l’accord de tes parents, ce sont des coups de main ponctuels et non réguliers — dépanner une fois, rendre un service isolé à quelqu’un qui te connaît (un peu d’aide aux devoirs avant un contrôle, arroser des plantes un week-end, garder un chat le temps d’un déplacement). Dès que ça devient régulier — la même famille chaque semaine, par exemple —, ça reste en principe soumis à la limite de 16 ans, même si on appelle ça « petit service » plutôt qu’« emploi ». Pour un vrai job régulier, deux chemins s’ouvrent à toi : attendre tes 16 ans, ou viser un job encadré pendant une partie des vacances scolaires, avec l’autorisation de l’inspection du travail — ça se prépare à l’avance, avec tes parents.

Un dernier point qui compte : le travail déclaré. Même un coup de main ponctuel peut être déclaré par la famille qui t’emploie — il existe des dispositifs faits pour ça, le Cesu ou, selon la situation de la famille, le Pajemploi (à vérifier ensemble sur urssaf.fr). Déclaré, tu es couvert si tu te blesses et tu as une trace de ce qu’on te doit. Non déclaré, tu perds presque toutes ces protections et tu as beaucoup plus de mal à faire valoir tes droits si ça tourne mal. « Au black, c’est plus simple » : plus simple pour l’employeur, surtout. Pas pour toi.

Figure

À partir de quel âge ?

  • Travaux légers pendant une partie des vacances : 14 ans
  • Contrat de travail (cas général) : 16 ans
  • Formation BAFA (animation) : 16 ans
  • Fin de l’interdiction générale de travail de nuit : 18 ans

Comment lire : Chaque barre montre un âge repère pour ce type de travail. Quel que soit le chiffre, tant que tu es mineur, l’accord de tes parents reste obligatoire. Le travail de nuit reste interdit avant 18 ans, sauf rares dérogations très encadrées.

Quiz

Qu’est-ce qui est vrai pour tous les jobs quand tu es mineur en France, si tu n’es pas émancipé ?

À retenir

  • Contrat de travail : 16 ans en général ; dès 14 ans pendant une partie des vacances, sous conditions strictes.
  • À 14-15 ans, tu peux déjà rendre des coups de main ponctuels et non réguliers : baby-sitting occasionnel, aide aux devoirs, coups de main aux voisins.
  • Mineur = accord de ton représentant légal obligatoire pour tous les jobs (sauf mineur émancipé, cas rare) ; avant 16 ans, il peut devoir signer, pas seulement autoriser.
  • Le travail déclaré te protège ; les règles à jour sont sur service-public.fr.
  • Mineur étranger non européen : des règles de séjour et d’autorisation de travail peuvent s’ajouter — vérifie la fiche officielle avec un adulte.

Élio te met en garde

Quelqu’un te propose de bosser « sans paperasse, c’est plus cool » ? Traduction : pas de bulletin de paie, des droits pas ouverts, et des preuves beaucoup plus difficiles à apporter si ça tourne mal. Parles-en à un parent avant d’accepter — tu mérites mieux que ça.

Ta première mission est tout près de toi

Bonne nouvelle : à 14-15 ans, il y a déjà des choses à faire près de toi — toujours avec l’accord de tes parents. Une nuance importante, vue au chapitre précédent : dès qu’un service devient régulier et rémunéré (garder les mêmes enfants chaque semaine, par exemple), la règle des 16 ans s’applique — ce n’est plus un « petit service », c’est un job. Ce qui reste possible dès maintenant, ce sont des coups de main ponctuels, non réguliers.

Le baby-sitting occasionnel, d’abord : une famille de ton entourage qui a besoin d’aide un soir précis, exceptionnellement. L’aide aux devoirs ponctuelle ensuite : faire réviser un voisin avant un contrôle, une fois — pas besoin d’être un génie, juste d’avoir un ou deux ans d’avance. Les services aux voisins enfin : arroser les plantes pendant un week-end, garder un chat le temps d’un déplacement, promener un chien, monter des courses. Petits montants, mais vraie expérience — et ça prépare le terrain : à 16 ans, ou pendant une période de vacances encadrée, tu pourras transformer ça en mission régulière.

L’astuce d’Élio

Commence par les gens qui savent déjà que tu es fiable : voisins, famille élargie, parents d’amis, profs. À ton âge, une recommandation vaut mille annonces en ligne.

Exemple — Inès lance son baby-sitting sans annonce

Inès, 16 ans, veut se faire un peu d’argent en gardant des enfants. Elle ne connaît aucune famille qui cherche. Sa mère, si : il y a un groupe de discussion entre voisins de la résidence.

Elles rédigent le message ensemble, et c’est sa mère qui l’envoie : « Bonjour à tous ! Ma fille Inès, 16 ans, propose du baby-sitting le week-end et certains soirs. Elle garde déjà régulièrement ses deux petits cousins, et je reste joignable pendant ses gardes. N’hésitez pas à nous écrire. »

Deux familles répondent dans la semaine. La première garde se passe bien ; la maman la recommande à une amie. Le déclic : Inès n’a pas cherché « un job », elle a fait savoir à son entourage qu’elle était disponible. Ce n’est pas la même chose.

Reste la question qui met tout le monde mal à l’aise : combien demander ? Personne n’ose la poser, et c’est justement pour ça qu’il faut la préparer. Le prix d’une garde dépend de plein de choses — l’endroit, le nombre d’enfants, l’heure — et il n’existe pas de tarif unique. En revanche, dès que c’est un vrai job encadré (contrat, Cesu), il y a un plancher : ça ne peut jamais descendre sous les minima légaux (Smic, parfois minoré selon ton âge, règles du Cesu, congés payés compris). Le bon réflexe n’est donc pas de lancer un chiffre au hasard, mais de te renseigner avant : demande à des ados qui gardent déjà près de chez toi, parles-en à tes parents, regarde ce qu’indiquent les structures d’information jeunesse (cidj.com).

Ensuite, la règle d’or : on se met d’accord sur le tarif avant la mission, jamais après. Une phrase suffit — « On part sur combien de l’heure ? » — au moment où l’on convient de la garde. Parler d’argent clairement, ce n’est pas être vénal : c’est être sérieux.

Quiz

Tu veux te lancer dans le baby-sitting. Quel est le meilleur premier réflexe ?

À toi de jouer — Cartographie ton réseau

Prends une feuille ou une note de téléphone. Liste dix adultes qui te connaissent et te font confiance : voisins, famille élargie, parents d’amis, profs, entraîneur. Pour chacun, note un service que tu pourrais lui proposer ou une personne qu’il pourrait connaître. Entoure les deux plus prometteurs : ce sont tes premières pistes. Montre la liste à tes parents avant de contacter qui que ce soit.

Un CV sans expérience : si, c’est possible

« Je ne peux pas faire de CV, je n’ai jamais travaillé. » C’est la phrase qui bloque le plus d’ados — et elle repose sur un malentendu. Personne n’attend d’un élève de 3e le CV d’un adulte. La personne qui te lit cherche à répondre à une seule question : est-ce que je peux te confier ça ? Garder mes enfants, faire réviser mon fils, garder mon chat. Tout ce qui l’aide à répondre « oui » a sa place sur la page.

Et tu as plus de matière que tu ne crois. Tu gardes tes petits cousins ? C’est de l’expérience de garde d’enfants. Tu es délégué de classe ? Tu sais parler à des adultes et représenter un groupe. Tu joues en club depuis des années ? Tu sais tenir un engagement dans la durée. Tu viens de faire ton stage de 3e ? C’est une vraie ligne, avec un vrai nom d’entreprise.

Ce qui remplace l’expérience professionnelle

  • Le stage d’observation de 3e : entreprise, dates, ce que tu y as vu et fait.
  • Les gardes et coups de main réguliers : petits frères et sœurs, cousins, voisins.
  • Les responsabilités : délégué, capitaine d’équipe, membre actif d’un club ou d’une asso.
  • Les compétences concrètes : langues parlées, outils informatiques, le PSC1 (premiers secours) si tu l’as passé.

Élio t’explique

Un CV, ce n’est pas la liste de ce que tu as fait. C’est la réponse à une question : « Peut-on compter sur toi pour cette mission ? » Chaque ligne doit pousser vers le oui.

Le vrai travail, c’est de traduire ce que tu fais déjà en mots qui parlent à un adulte. Le fond ne change pas, seulement la formulation — et ça change tout.

« Je garde souvent mes cousins » devient « Garde régulière de deux enfants de 4 et 7 ans depuis deux ans ». « Je suis délégué » devient « Délégué de classe : porte-parole de trente élèves auprès des profs ». « Je joue au foot » devient « Football en club depuis six ans, présent à chaque entraînement ». Tu vois le mécanisme : on remplace le vague par du précis. Une durée, un nombre : voilà ce qui transforme « bon gamin » en « personne fiable » dans la tête de celui qui lit.

Exemple — Le CV d’une page de Rayan, 15 ans

Rayan, 15 ans, veut se rendre utile dans son quartier : donner un coup de main ponctuel pour garder des enfants ou faire réviser un plus jeune, quand une famille en a besoin. Il fait une fiche d’une page.

En haut : son prénom, son nom, sa ville, un numéro (celui de ses parents) et une adresse mail sobre — rayan.benali, pas darkgamer92. Un titre juste dessous : « Élève de 3e, 15 ans — disponible pour des coups de main ponctuels (garde d’enfants, aide aux devoirs) ». Ensuite une rubrique « Ce que je sais faire » : garde de son petit frère de 6 ans les mercredis, quelques séances d’aide aux devoirs pour des voisins en primaire, stage de 3e d’une semaine dans une école. Puis « Activités » : cinq ans de basket en club, délégué de classe cette année. Enfin « Compétences » : à l’aise en maths et en anglais, PSC1 passé au collège.

Rien d’extraordinaire, aucun mensonge. Mais les parents y lisent exactement ce qu’ils cherchent : un ado habitué aux enfants, sérieux, qui tient ses engagements.

Quiz

Tu n’as aucune expérience professionnelle. Que fais-tu de la rubrique « Expériences » de ton CV ?

À toi de jouer — Ton premier CV en trente minutes

Ouvre un document et pose quatre rubriques : « Qui je suis » (prénom, âge, ville, ce que tu cherches), « Ce que je sais faire » (stage de 3e, gardes, coups de main — avec des faits précis), « Activités » (sport, musique, responsabilités), « Compétences » (langues, outils, attestations). Remplis chaque rubrique avec au moins deux lignes vraies. Tiens sur une page, puis fais-le relire à un adulte de confiance et corrige les fautes.

Le message qui donne envie de te répondre

Pour la plupart des premières missions, tout se joue sur un message : un SMS à une voisine, un message transmis par tes parents. Et la personne qui le reçoit décide en quelques secondes si elle répond ou si elle passe.

Un bon message tient en quatre temps. Un : qui tu es — prénom, âge, et le lien qui vous relie s’il existe (« la fille de Nadia, au troisième »). Deux : pourquoi tu écris, précisément — pas « je cherche du travail », mais « je propose du baby-sitting le week-end ». Trois : ce qui joue en ta faveur, en une phrase — une habitude, une expérience, une disponibilité. Quatre : une porte ouverte simple — « je peux passer me présenter quand cela vous arrange ». Et les codes de politesse, toujours : « Bonjour Madame », le vouvoiement, une vraie signature. Pour l’adulte qui te lit, c’est le premier test de sérieux.

Figure

Un message de candidature en 4 temps

  1. Qui tu es : prénom, âge, et le lien qui vous relie s’il existe
  2. Pourquoi tu écris, précisément : la mission exacte que tu proposes
  3. Ce qui joue pour toi : une habitude, une expérience ou une disponibilité, en une phrase
  4. La porte ouverte : « je peux passer me présenter quand cela vous arrange »

Comment lire : Déroule ces quatre étapes dans l’ordre : chacune répond d’avance à une question que se pose la personne qui te lit.

Exemple — Deux messages, deux destins

Jade, 16 ans, écrit à une famille de son immeuble qui cherche une baby-sitter. Première version : « Bonjour, il paraît que vous cherchez quelqu’un pour garder vos enfants, je suis intéressée. Voilà. »

Sa grande sœur grimace : « Tu ne dis ni qui tu es, ni pourquoi toi. » Deuxième version : « Bonjour Madame, je suis Jade, 16 ans, la fille des Lambert au deuxième. J’ai appris que vous cherchiez une baby-sitter. Je garde régulièrement mes cousins de 4 et 7 ans, et je suis disponible les vendredis et samedis soirs. Ma mère est au courant et reste joignable pendant les gardes. Je peux passer me présenter quand cela vous arrange. Bonne journée, Jade Lambert. »

Même fille, mêmes compétences. Mais le second message répond d’avance aux questions de la maman : qui est-elle, sait-elle s’y prendre, est-ce sérieux ? Réponse dans l’heure.

L’astuce d’Élio

Avant d’envoyer, relis ton message à voix haute. Si tu n’oserais pas le dire en face à la personne, réécris-le. C’est le test anti-ratage le plus rapide du monde.

Et après l’envoi ? Le silence, souvent. Il ne te dit pas pourquoi : les adultes sont débordés, les messages s’empilent — mais ça peut aussi être un refus non exprimé ou une garde déjà trouvée. D’où l’arme secrète de ceux qui décrochent des jobs : la relance. Une semaine sans réponse ? Renvoie un message court et poli : « Bonjour, je me permets de revenir vers vous au sujet de ma proposition de la semaine dernière. Je reste disponible si besoin. Bonne journée. »

Une relance, une seule, puis tu passes à tes autres pistes. Bien faite, elle n’agace pas : elle montre que tu es motivé. Beaucoup de premières missions se décrochent exactement là — au deuxième message, celui que la plupart des gens n’envoient jamais.

Quiz

Tu as écrit à une famille pour du baby-sitting. Une semaine plus tard, silence total. Tu fais quoi ?

Élio te met en garde

Une « offre » qui te demande de payer pour postuler, ou de recevoir de l’argent pour le renvoyer ailleurs ? Fuis, et montre-la à un adulte : un vrai employeur ne demande jamais ça. Une demande de carte d’identité avant même un entretien est aussi suspecte : ne l’envoie jamais à un inconnu, demande pourquoi, et vérifie avec un adulte.

La rencontre et tes premiers jours

Ton message a marché : on veut te rencontrer. Respire. Une première rencontre, ce n’est pas un interrogatoire — c’est une conversation où chacun vérifie que ça peut marcher. La personne en face ne cherche pas un expert : elle cherche quelqu’un de fiable, de poli et de motivé. Trois choses que tu peux montrer sans une seconde d’expérience.

Prépare trois éléments, pas plus. Ta présentation en trente secondes : qui tu es, ce que tu proposes, une chose concrète qui joue pour toi. Pourquoi cette mission : sois honnête — gagner de l’argent est une raison normale, mais ajoute ce qui t’attire vraiment (le contact avec les enfants, apprendre). Deux questions à poser : les horaires, ce qu’on attend de toi. Le jour J : arrive en avance, téléphone en silencieux, regarde la personne quand tu parles, dis bonjour et merci.

Élio t’explique

Une rencontre, c’est un essayage, pas un examen. On vérifie que ça va aux deux : à la personne qui embauche… et à toi. Tu as le droit de vérifier aussi.

Exemple — Lina rencontre les parents

Lina, 16 ans, rencontre une famille pour garder leur fille de 5 ans le mercredi. La maman demande : « Tu as déjà gardé des enfants ? »

« Oui, ma petite cousine, presque tous les dimanches depuis un an : le goûter, les devoirs, le bain. Par contre, je n’ai jamais gardé quelqu’un que je ne connais pas, donc j’aurais deux questions : à quelle heure elle se couche, et qui j’appelle s’il y a un souci ? »

La maman sourit : ces deux questions, c’est exactement ce qu’elle voulait entendre. Lina n’a pas fait semblant d’être une pro — elle a montré une vraie habitude des enfants, et le réflexe de demander plutôt que de deviner. Rencontre réussie.

Tu es pris ? Bravo. Les premiers jours obéissent à des règles simples. Arrive à l’heure, chaque fois : c’est le premier critère sur lequel on juge un débutant. Écoute et note : les consignes, où sont les choses, qui appeler en cas de besoin. Demande quand tu ne sais pas : poser une question n’a jamais fait passer personne pour un incapable ; rater une tâche parce qu’on n’a pas osé demander, si.

Et si tu fais une erreur, dis-le tout de suite. Tout le monde en fait. Ce qui distingue les gens fiables, ce n’est pas zéro erreur — c’est zéro erreur cachée. Enfin, si quelque chose te semble anormal (jamais payé ce qui était prévu, remarque déplacée), tu n’as pas à « faire avec » seul : parles-en le jour même à un adulte de confiance.

Quiz

Tu gardes des enfants et tu casses un objet en rangeant. Les parents ne sont pas là. Tu fais quoi ?

À toi de jouer — La rencontre blanche

Demande à un parent ou à un grand frère de jouer l’adulte qui t’embauche, pendant cinq minutes. Il te pose trois questions : « Présente-toi », « Pourquoi toi ? », « Tu es dispo quand ? ». Réponds pour de vrai, téléphone rangé. Termine en posant toi-même deux questions. Puis demande-lui un retour honnête : une chose qui allait, une chose à améliorer.

Ton plan d’action

Ce qu’un premier job t’apprend vaut bien plus que l’argent. Il change ta façon de voir les prix : quand tu sais ce que représente une heure de garde, un achat se compte en heures de ta vie, plus seulement en euros. Il te rend plus à l’aise avec les adultes. Et il t’apprend l’essentiel : la fiabilité se construit. Chaque garde honorée, chaque fois où tu étais là à l’heure, ajoute une brique à ta réputation — et c’est cette confiance qui t’ouvrira les portes suivantes.

Ton premier job n’est pas ton destin : c’est ton terrain d’entraînement.

Le récap du cours

  • À 14-15 ans, hors vacances, ce sont surtout des coups de main ponctuels (pas un engagement régulier) que tu peux rendre autour de toi ; pour un job régulier, direction tes 16 ans ou un job de vacances encadré, à préparer avec tes parents.
  • La loi t’encadre pour te protéger : accord parental toujours obligatoire, détails sur service-public.fr.
  • Un CV sans expérience se construit avec du vrai : stage de 3e, gardes, responsabilités. Une page, zéro mensonge, relu par un adulte.
  • Un message : qui tu es, ce que tu proposes, ce qui joue pour toi, une porte ouverte. Court, poli, et une relance unique après une semaine.
  • Rencontre et premiers jours : ponctualité, questions, honnêteté sur les erreurs. Et si quelque chose est anormal, un adulte de confiance tout de suite.

Maintenant, l’escalier — une marche à la fois.

Cette semaine. Jour 1 : parle de ton projet à tes parents (leur accord est obligatoire, et ils sont ton premier réseau). Jour 2 : fais la cartographie de ton réseau et repère une structure Info Jeunes près de chez toi (cidj.com) pour connaître précisément ce que tu as le droit de faire à ton âge. Jour 3 : écris ton CV d’une page et fais-le relire. Jour 4 : avec tes parents, regardez à quelles vacances scolaires un job encadré serait envisageable et ce qu’il faudrait préparer. Jour 5 : si un coup de main ponctuel se présente dans ton entourage proche, avec l’accord de tes parents, prépare ton message en quatre temps.

Dans le mois. Renseigne-toi auprès d’Info Jeunes sur les règles précises de ton âge. Garde ton CV à jour. Anticipe avec tes parents la prochaine période de vacances où un job encadré sera possible. Un job ne « tombe » pas tout seul : ça se prépare, et ça peut prendre du temps — ce n’est pas un échec.

À toi de jouer — Le premier domino

Cette semaine, fais deux choses concrètes avec tes parents : renseigne-toi auprès d’une structure Info Jeunes (cidj.com) sur ce que tu as précisément le droit de faire à ton âge, et prépare ton CV d’une page. Si un coup de main ponctuel et non régulier se présente dans ton entourage proche (dépanner exceptionnellement pour une garde, arroser des plantes une fois), tu peux le proposer avec l’accord de tes parents. Pour un job régulier, note avec eux la prochaine période de vacances où ce sera possible : c’est ton premier domino, même s’il demande un peu de patience.

Quiz

Quelle est la meilleure toute première étape pour décrocher un premier job ?

Élio te félicite

Tu es arrivé au bout du cours — il ne manque plus qu’un message envoyé pour que tout devienne réel. Allez, file : ton premier job ne sait pas encore que c’est toi.

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Cours suivant : Le sommeil, ton super-pouvoir

Pas sommeil à minuit, épuisé à sept heures ? Ton horloge a changé d’heure, pas ta volonté. Apprends à recharger le super-pouvoir qui muscle ta mémoire, ton humeur et ton sport.